Team building

Organiser un team building inter-entreprises : mutualiser les expériences pour grandir ensemble

Par Maxime
5 minutes

Repousser les frontières : le team building inter-entreprises pour progresser ensemble


Mettre en commun les forces d’équipes venues de plusieurs entreprises : c’est tout l’esprit du team building inter-entreprises. Au-delà de la cohésion interne, cette approche promet un souffle nouveau, avec une richesse d’échanges et une dimension collaborative tournée vers l’action. Comment s’y prendre, quels pièges éviter, et surtout, quels bénéfices réels en attendre ? Voici un tutoriel concret pour faire grandir votre groupe… et votre organisation par la même occasion.


Pourquoi croiser les équipes ? Les grands atouts de la mutualisation


Traditionnellement, le team building vise à renforcer les liens au sein d’une même entreprise. Pourtant, ouvrir la porte à d’autres structures, même parfois à des concurrents, offre de nombreux avantages :


  • Sortir de sa zone de confort : rencontrer d’autres cultures d’entreprise, d’autres pratiques, permet de se remettre en question.
  • S’inspirer de bonnes pratiques : observer, partager et, pourquoi pas, « piquer » des méthodes qui fonctionnent.
  • Élargir son réseau : bâtir des relations utiles pour de futurs projets, coopérations ou recrutements.
  • Stimuler la créativité : en croisant des points de vue différents, on génère plus facilement des idées novatrices.
  • Créer un « laboratoire grandeur nature » : tester des outils, jeux ou méthodes d’animation dans un environnement bienveillant, avant de les répliquer en interne.

Autre atout non négligeable : en partageant les frais d’organisation avec d’autres sociétés, chacun bénéficie d’activités de qualité avec un budget optimisé.


Les grandes étapes pour un team building inter-entreprises réussi


  1. Cibler les objectifs communs

    Première étape : déterminer une raison d’être partagée. Cela peut-être un enjeu métier (par exemple, améliorer la communication entre commerciaux et techniques de plusieurs entreprises du secteur IT), un objectif RH (prévenir les risques psychosociaux), ou purement créatif (innover ensemble sur un produit ou un service). Sans trame commune, le risque est de tomber dans la compétition ou l’anecdotique.

  2. Sélectionner les entreprises partenaires

    Privilégiez celles qui partagent des valeurs ou une taille/structure similaire, pour éviter les déséquilibres entre groupes. Organiser un « speed-meeting » préparatoire en visio ou sur site aide à casser la glace. N’hésitez pas à passer par des associations professionnelles ou réseaux d’affaires pour identifier vos partenaires potentiels.

  3. Désigner un chef d’orchestre commun

    L’organisation multi-entreprise ne s’improvise pas : il faut une « task force » ou un binôme composé d’au moins deux référents de sociétés différentes, en charge du suivi du projet, de la logistique et de la modération des débats.

  4. Choisir un format adapté à tous

    Rien n’oblige à se lancer dans du grand spectacle : un format d’une demi-journée ou d’une journée sur un thème précis (ex : innovation, écoresponsabilité, gestion du stress) suffit. Privilégiez l’équilibre entre ateliers ludiques, temps d’échanges libres et restitution des idées. Pour les activités ludiques, les « serious games », ateliers créatifs collaboratifs ou défis sportifs en équipe mixte fonctionnent particulièrement bien.

  5. Anticiper la logistique

    Lieu central, repas mutualisés, outils partagés pour la gestion des comptes et des transports : la clé de la réussite, c’est l’anticipation. Pensez à détailler un rétroplanning et à lister les « responsables » sur chaque segment (accueil, animation, repas, sécurité, etc.).


Top 5 des activités collaboratives qui favorisent la mutualisation


  • Hackathons express : en trois ou quatre heures, équipes mixtes inter-entreprises, sur un problème métier (ex : améliorer l’onboarding collaborateur).
  • Escape game géant : chaque équipe doit composer avec des membres de différents horizons : la victoire se construit sur la complémentarité des compétences.
  • Atelier Lego® serious play : résoudre ensemble un challenge avec ce matériau universel, idéal pour favoriser la coopération et l’expression créative.
  • Mini-conférences éclair + table ronde : chaque entreprise présente une « victoire », une innovation ou un échec marquant, suivi d’un débat structuré pour partager les apprentissages.
  • Défis sportifs collaboratifs : pour souder tout en renforçant l’esprit d’équipe, à condition d’adapter les activités à tous les niveaux physiques.

Bonnes pratiques pour impliquer tous les participants


  • Miser sur la diversité dans les groupes : mixer l’organigramme (cadres, juniors, fonctions supports), mais aussi les entreprises, évite la reproduction des « clans » d’origine.
  • Favoriser le co-voiturage ou les déplacements collectifs : un excellent pré-texte pour apprendre à se connaître avant même l’activité.
  • Prévoir des ice-breakers adaptés : petits jeux d’introduction, « speed-meeting » chronométrés (1 minute pour se présenter à un inconnu).
  • Instaurer une charte éthique du team building : bienveillance, confidentialité, ouverture à la critique et au partage des expériences (y compris les échecs !).

Exemples de challenges rencontrés et solutions concrètes


  • Risque : une entreprise impose sa vision, écrase les autres
    Solution : Constituez des équipes mixtes par tirage au sort et désignez un animateur externe professionnel pour équilibrer la parole.
  • Risque : difficultés à co-financer l’événement
    Solution : Optez pour un système de facturation au prorata du nombre de participants ou mutualisez sur des bases simples (partage 50/50).
  • Risque : échanges trop superficiels, pas de synergie réelle
    Solution : Multipliez les moments de débrief collectif, avec une restitution et des « engagements » concrets à prendre pour la suite (ex : binômes pour des visites croisées de sites).
  • Risque : la peur du jugement ou de la compétition
    Solution : Privilégiez les défis collaboratifs et non compétitifs, où la réussite dépend de l’effort groupé.

Checklist express pour une mutualisation efficace


  1. Identifier des partenaires motivés et complémentaires.
  2. Définir clairement vos objectifs communs.
  3. Désigner une organisation multi-entrprise claire (référents/animateur).
  4. Opter pour des activités inclusives, favorisant la coopération.
  5. Préparer les outils logistiques (documents partagés, messagerie instantanée, outils collaboratifs).
  6. Relancer le lien après le team building via des ateliers de suivi, un album photo partagé ou la mise en place de groupes d’échanges à long terme (ex : Slack, WhatsApp).

Pièges à éviter pour tirer le meilleur de l’expérience


  • Négliger les différences culturelles d’entreprise : chaque structure a son propre langage, ses valeurs. Attention aux malentendus en matière d’humour, de codes vestimentaires ou de priorités.
  • Mal préparer la conclusion : sans debrief ou restitution, l’expérience retombe vite et les idées échangées sont perdues.
  • Penser trop grand dès la première édition : commencez petit, quitte à élargir l’an prochain.
  • Oublier de valoriser chaque talent individuel au sein du collectif : prenez le temps de célébrer les contributions, même discrètes.

En pratique : aller plus loin après l’événement


Pensez à prolonger la dynamique grâce à des outils concrets : album-photo collaboratif, groupe privé pour partager des actualités, ou journées « vis ma vie » où deux entreprises ouvrent leurs portes l’une à l’autre. Ces suivis donnent du sens au team building, prolongent le réseau et multiplient les occasions d’apprendre, de collaborer… et de s’améliorer sur le long terme.


Conclusion : insuffler un nouvel élan collectif grâce à la mutualisation


Organiser un team building inter-entreprises, c’est sortir de l’ordinaire : c’est transformer l’expérience d’équipe en une aventure collective, où chaque entreprise s’enrichit des forces, échecs et astuces des autres. Les bénéfices, souvent inattendus, ouvrent la voie à un management plus ouvert, une créativité partagée et une convivialité qui dépasse largement le temps de l’événement. Une démarche à tester, pour tous ceux qui souhaitent voir leur groupe – et leur culture d’entreprise – grandir, ensemble.

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